FAQ

Comment avez-vous eu l’idée d’écrire Confidentialité assurée?

J’ai eu l’idée de ce concept en assistant à une soirée « happy hour » dans un bar à Los Angeles. J’y étais avec une amie et quelques-uns de ses collègues, dont certains étaient mariés. Je me suis retrouvée observant curieusement les interactions entre les collègues célibataires et mariés, leurs comportements se détériorant de professionnel à quelque chose de complètement différent. Quelque chose qui pourrait à peine être décrit comme « approprié ».

Les quelques scènes perturbantes dont j’ai été témoin quand je regardais ces personnes au jugement altéré par l’alcool m’ont profondément agacées. Je souhaitais secrètement que quelqu’un puisse raconter aux absents ce que leur mari/femme/ petit ami/petites amies/fiancés faisaient réellement durant ces soirées de travail « obligatoires » et supposées « sans incidence ». Mais je n’allais certainement pas être la personne qui leur dirait la vérité. J’étais assez courageuse pour y penser… mais pas assez pour aller frapper à leur porte en leur annonçant la mauvaise nouvelle. Vous savez comment les personnes réagissent en général envers « le messager ».

Alors j’ai créé un personnage dont le travail et le but dans la vie serait justement d’annoncer cette nouvelle. Révéler la vérité à chaque personne désireuse de la connaitre. De frapper à toutes les portes auxquelles je n’ai jamais eu le courage de frapper. Une femme superhero invincible dont la quête serait de se battre envers les dangers de l’infidélité. Mais évidemment, elle le saura bien assez tôt… elle n’est pas aussi invincible qu’elle ne le pensait.

Dans un certain sens, le personnage d’« Ashlyn » de mon livre est le masque que j’aurais toujours voulu porter. Une façade derrière laquelle je pouvais me cacher quand je voyais ma volonté d’exposer la vérité se réaliser sur les pages. Je pense que nous avons tous la crainte de se sentir vulnérable. Nous craignons tous les émotions douloureuses accompagnant la trahison. Mon plus grand but en écrivant Confidentialité assurée était d’explorer ces craintes en offrant un message de foi et d’espoir. Parce que si quelqu’un dont le métier est d’être inspecteur de fidélité peut encore croire en l’amour malgré tout ce dont elle est témoin, cela ne devrait pas être difficile pour le reste d’entre nous.

Est-ce que l’on parle d’adapter Confidentialité assurée en film ou en série ?

Les droits de télévision de Confidentialité assurée ont été vendu à Marina Grasic de Curious Pictures (elle a réalisé CRASH !). Elle aimerait vraiment adapter le livre en série télévisée. Cela ne veut pas dire que cela va nécessairement le devenir mais c’est un pas dans la bonne direction. Je vous tiendrai au courant des progrès de la série dans ma page de nouvelles.  

Où avez-vous grandi?

Je suis née à Los Angeles mais nous avons déménagé quand j’avais douze ans. Nous venons d’une petite ville du Colorado dont personne n’a jamais entendu parler. Cela s’appelle Franktown. Vous voyez, je vous avais dit que vous n’en aviez jamais entendu parler. Bien que j’ai beaucoup aimé le Colorado et ses paysages magnifiques. Le beau temps, les plages et même le smog me manquent. Par la suite, je suis retournée à Los Angeles après avoir obtenu mon diplôme.  

Comment écrivez-vous vos romans? Suivez-vous une certaine méthode?

Le processus d’écriture est vraiment aléatoire pour moi. Cela dépend des jours. Parce que j’ai tendance à être « cerveau droit et cerveau gauche » de manière égale, j’ai parfois l’impression que le processus d’écriture est une lutte constante (ou parfois un conflit) entre les deux parties de mon cerveau pour arriver à écrire le roman de manière consistante. J’écris des plans, parce que ma partie analytique me dit que c’est la chose à faire, mais à la moitié de l’histoire, j’en arrive à la conclusion que je n’ai écrit des plans que pouvoir en dévier. Je crée des tableurs compliqués (un rappel à mes jours en tant qu’analyste stratégique) pour les intrigues, les numéros de page et le rythme à suivre seulement pour les abandonner à mi-chemin. Et encore, malgré cet apparent chaos aléatoire, cela semble parfaitement naturel pour moi. Comme si c’était conçu spécialement dans un but précis. Donc je suppose que ce manque à définir une méthode est une méthode en elle-même.  

Sur quoi travaillez-vous maintenant?

Par où commencer? Eh bien, je viens juste de terminer la suite de Confidentialité assurée, qui s’intitule Love Under Cover (il n'y a pas encore un titre français) Le livre sera en magasin aux Etats-unis le 10 novembre 2009 ! (Et en France en 2010) Je viens aussi de terminer récemment un roman pour adolescents s’intitulant The Karma Club, qui sortira aux Etats-unis au printemps 2010. Et pour le moment, je travaille sur une nouvelle série pour adolescents que j’espère pouvoir vendre cette année !

Quels sont vos écrivains favoris?

Certains de mes écrivains favoris qui m’ont non seulement divertis aux petites heures du matin mais m’ont également influencés et inspirés sont : Sophie Kinsella, Emily Giffin, Stephenie Meyer, Alyson Noël, J.K. Rowling, Helen Fielding, Beth Harbison, Jennifer O'Connell, Scott Westerfeld, et Philippa Gregory. Tous sont des écrivains exceptionnels ayant leur style unique du divertissement.

Avez-vous des hobbies ou centres d’intérêts ?

Je pense que je peux dire que mon plus grand hobby est mon travail ! Cela prend la plupart de mon temps et quand vous travaillez pour votre propre compte, votre travail a tendance à ne plus se séparer de votre vie ; cela commence à devenir votre vie. Mais cela ne me dérange pas le moins du monde ; j’adore ce que je fais !

Mais j’aime aussi voyager, lire, jouer au poker, regarder la TV (Desperate Houswives, Dexter et The Tudors sont parmi mes favoris) et jouer à des jeux de société. Je suis une personne très compétitive pour les jeux de société. Je prends soin de choisir TRES sérieusement les équipes pour Pictionary. Récemment cependant, les jeux de société ont été remplacés par Guitar Hero. Quand je suis dans mon salon, jouant du rock de Pearl Jam avec ma petite guitare en plastique, je me sens en fait vraiment cool.

Comment êtes-vous devenue écrivain à plein-temps? Est-ce que vous avez toujours su que ce c’est ce que vous vouliez devenir ?

A l’école primaire, je savais déjà que je voulais devenir écrivain. Cela a commencé quand on nous a appris comment publier nous-mêmes nos propres livres. Nos professeurs nous ont apporté du carton, des échantillons de papier peint, et du scotch et nous reliions nos livres. A la minute où j’ai vu cette première petite histoire imprimée, j’en étais accro. J’en voulais plus. Je suis rentrée à la maison, j’ai écris quatre autres histoires et les ai apportées a l’école le jour suivant afin qu’elles soient « publiées ». Et quand j’ai atteint les quotas de publication de ma classe, j’ai supplié ma mère de m’emmener acheter d’autres échantillons de papier peint, du carton et du scotch pour pouvoir continuer mes publications à la maison. Elle m’a rendu service. Je suppose qu’elle estimait que c’était plus productif que de jouer à Super Mario toute l’après-midi.

A cette période de ma vie, quand quelqu’un me demandait ce que je voulais faire quand je serais grande, la réponse était évidente. Ecrivain, évidemment !

Mais ensuite le temps a suivi son cours, et l’on devient aussi plus rationnel quand on grandi. « Oui, l’art c’est beau, mais comment allais-je faire pour gagner de l’argent ? ». La réponse pour moi était de travailler dans une entreprise. Un travail qui s’accompagnerait d’un diplôme en économie et qui impliquerait des tableurs et des analyses de coût-bénéfice. Donc c’est ce en quoi je me suis spécialisée: économie. Avec une double spécialisation en français pour pouvoir élargir mes horizons et construire des tableurs compliqués à l’étranger.

Peu après mes études, j’ai décroché un travail en tant qu’analyste stratégique chez MGM Studios, où je manipulais des chiffres (encore plus de tableurs !) afin d’aider à sélectionner quels films seraient acquis par le studio et lancés en DVD. J’aimais beaucoup ce travail. Mon cote analytique était extrêmement satisfait. Mais l’autre côté en voulait plus.

J’ai commencé à écrire mon premier roman en parallèle de mon travail. Le week-end, les nuits, pendant le déjeuner. C’était dur de conjuguer les deux mais j’y suis parvenue. Une fois que je me suis remise à l’écriture, j’ai su que l’analyse stratégique n’était pas la bonne voie pour moi. Et lors d’une visite à la maison de mes parents pour les vacances, je suis tombée sur la boîte contenant ma collection de livres de mon école primaire. Je me suis immédiatement demandée comment j’avais pu ignorer une passion si évidente pendant tout ce temps.

En 2005, MGM a licencié une vaste majorité de ses employés après une acquisition par Sony. Je l’ai interprété comme un signe. J’ai pris mes indemnités de départ en espérant les faire durer jusqu’à décrocher un contrat pour mon livre. J’ai fait quelques petits boulots sur Craigslist en attendant, comme de la transcription, réceptionniste, assistante dans la restauration, tout ce qui pouvait me permettre de m’en sortir financièrement. Pendant ce temps, j’ai réécris mon premier roman plusieurs fois jusqu'à obtenir un agent. Ensuite, j’ai à nouveau réécris mon roman jusqu’à avoir un contrat de publication. Peu de temps après, j’ai vendu trois autres livres et à présent, je suis écrivain à plein-temps.

La morale de mon histoire est assez évidente pour moi - chacun devrait choisir son occupation future a l’âge de 7 ans. Cela nous épargnerait à tous beaucoup de temps et de tableurs.

Avez-vous des conseils pour les écrivains en herbe ?

Acceptez les critiques. Croyez en votre travail et persévérez, mais ne soyez pas effrayé de faire des changements. Essayez d’être le plus objectif possible par rapport à vos écrits (je sais que cela semble impossible) mais cela vous aidera à long terme. Utilisez les refus pour évoluer en tant qu’écrivain, pas juste pour tapisser votre poubelle. Quand quelqu’un rejette votre travail et vous donne une raison, ne vous acclamez pas en disant qu’ils « n’ont pas compris », ou qu’ils ne l’ont pas assez lu attentivement, disséquez leurs conseils et essayez de comprendre si ce qu’ils ont dit a du sens et si cela peut vous aider dans votre travail. Il y a beaucoup de gens impliqués dans ce milieu – agents, éditeurs, d’autres écrivains, etc. – qui savent de quoi ils parlent et ce que le temps que cela prend pour qu’un livre marche. Apres tout, c’est pour cela qu’ils sont payés ! Ecoutez-les attentivement avec reconnaissance. Il y a un fin équilibre entre rester loyal envers votre art et être ouvert aux suggestions, essayez de vous situer quelque part entre les deux. S’ils « n’ont pas compris » il y a des chances que les lecteurs ne comprennent pas non plus. Et vous ne serez pas là pour leur expliquer au milieu de Barnes et Noble.

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